

Exposition "Huit regards argentins"
du 5 juillet au 24 août 2008
vernissage le samedi 5 juillet à 18h
7, Grande Rue
37460 Montrésor
visite libre mercredi,vendredi, samedi et dimanche de 14h à 19h ou sur rendez-vous au 02 47 92 66 40
Syllabes d’art a été créée en septembre 2006 et son objet est de promouvoir l’art contemporain sous toutes ses formes à travers différents types de manifestations (expositions, représentations, concerts, etc.).
Pour définir plus précisément notre démarche, Syllabes d’art propose à de jeunes artistes venus de tous horizons un espace de création et de diffusion de leurs œuvres et organise des actions ponctuelles permettant de créer une relation étroite et chaleureuse entre les artistes, leurs œuvres et leur public.
La mise en place de ce lieu s’inscrit dans la dynamique artistique du village de Montrésor et a nécessité le réaménagement complet de l’ancien Hôtel de France. Celui-ci offre comme galerie principale l’ancienne salle de banquet avec sa grande verrière, mais également d’autres espaces ainsi que le jardin.
Appeler au 02 47 92 66 40 pour tout renseignement.

La Renaissance Lochoise du 12 septembre 2007





La Nouvelle République du 13 septembre 2007


Jorge González Perrin est né en 1954 à Punta Alta dans la région de Buenos Aires.
Il est considéré comme un artiste majeur dans son pays où il a réalisé de nombreuses expositions et obtenu également de nombreux prix dont le Grand Prix d’Honneur lors du salon mondial d’Argentine en 2006.
C’est la deuxième exposition qu’il réalise en France après celle de Tours à l’automne 2006.
Les peintures et dessins qu’il présente ici, à Montrésor, du vendredi 31 août au 28 octobre 2007, rendent hommage à une amie disparue pendant la dictature militaire qui a vu disparaître, entre 1976 et 1983, des milliers et des milliers de personnes. A l’âge de 22 ans, Jorge González Perrin, étudiant à l’époque, fut arrêté et emprisonné durant deux longues années.
Son œuvre est nourrie de la souffrance liée à son propre enfermement mais aussi à la situation économique plus récente qui a vu son pays sombrer dans une crise grave au début des années 2000. Par ailleurs, des préoccupations écologiques majeures sont en partie à l’origine de cette « métaphore de l’eau » qu’il développe dans son travail artistique. L’eau qui vient symboliser la vie et l’origine, mais dont le pouvoir destructeur évoque aussi l’histoire de l’humanité et les menaces qui pèsent sur elle.
Sa pratique artistique s’est enrichie au contact de ceux, marginaux et enfermés, qu’il rencontre dans ses interventions à l’hôpital psychiatrique de Buenos Aires et dans son activité d’enseignement comme professeur d’art-thérapie dans un institut universitaire.
L’œuvre de Jorge González Perrin présente des oppositions noir/blanc/couleur. Il construit et déconstruit, fait alterner les formes géométriques et humaines avec des coulures, tout un ensemble hétérogène et divers qui résiste aux classifications habituelles.
Mais le chaos et l’ordre qui apparaissent dans les toiles et les dessins de Jorge González Perrin révèlent, au-delà des motifs, l’acte de création en lui-même comme source de vie toujours prête à jaillir sous le regard du public.
Montrésor le 31 août 2007



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